Le tournoi de Roland-Garros bénéficie d’un engouement incontestable. Pour pérenniser cette attractivité et permettre au tournoi de garder son statut de tournoi incontournable du Grand Chelem, le stade doit évoluer pour répondre aux attentes des joueurs, du public, des partenaires et des médias. Le chantier est lancé. Tour d’horizon des nouveautés et des innovations du projet.

L’optimisation des espaces et la modernisation des équipements constituent des priorités du chantier du stade de Roland Garros pour conforter et renforcer l’attractivité du tournoi. Le projet de modernisation du stade prévoit un aménagement à taille humaine proposant de nouvelles infrastructures et de nouveaux espaces d’accueil à destination de l’ensemble des publics  : spectateurs, joueurs, partenaires et médias. Le projet du nouveau stade affiche la volonté d’offrir une plus grande qualité de services aux spectateurs. Les commodités, les zones de détente et d’information ainsi que les zones de restauration avec places assises seront donc multipliées et plus identifiables.

L’accent sera également mis sur l’innovation et les nouvelles technologies. Le bien-être des joueuses et des joueurs est fondamental pour un évènement d’une telle envergure. Les compétiteurs ont besoin d’espaces confortables pour se préparer dans les meilleures conditions possibles. Un "players’ lounge" agrandi et plus convivial, une salle d’échauffement plus spacieuse et un restaurant à l’ambiance chaleureuse sont programmés…le nouveau stade de Roland-Garros se donne les moyens de ses ambitions afin de les accueillir dans un cadre encore plus qualitatif.

Grand Chelem oblige, certains équipements du stade seront remplacés par du matériel à la pointe de la technologie. L’innovation la plus représentative : la mise en place d’un toit rétractable sur le court central Philippe-Chatrier. Ce toit pourra être activé en une quinzaine de minutes et permettra d’assurer la continuité des matchs en cas d’intempéries ou à la tombée de la nuit, avec toujours, en toile de fond plus de confort pour les spectateurs. Au rez-de-chaussée de ce même court, l’aménagement d’un nouveau centre des médias équipé des dernières évolutions techniques verra le jour.

Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné la suspension des travaux d’extension de Roland-Garros suite à un référé intenté par les héritières de Jean-Camille Formigé, architecte des serres d’Auteuil.

C’est parti les travaux sont lancés !

 

Note de la rédaction   Les travaux d’extension de Roland-Garros ont été suspendus suite à la demande des héritiers de Jean Camille Formigé, architecte des serres d’Auteuil. (18/12/2015)

De nouvelles zones de compétition sont prévues dans le nouveau Roland-Garros : un court de 5 000 places construit dans la partie sud-est du Jardin des Serres d’Auteuil, appelé le court des Serres, ainsi qu’un court de 2 200 places avec 6 courts annexes dans le Fonds des Princes.
Les travaux de modernisation du stade ont donné lieu à une longue réflexion avec, pour résultat, la division du chantier en deux lots distincts, soit deux parcelles. D’une part, le "triangle historique" (le stade actuel) et, d’autre part, le futur court des Serres. Chacune de ces parcelles répond à des contraintes techniques et à un calendrier spécifiques.

Le "triangle historique"
Le déroulement du tournoi chaque année rend incontournable l’organisation du chantier par tranches de dix mois, avec une coupure de deux mois avant et pendant le tournoi entre avril et juin. Quatre phases opérationnelles de travaux de dix mois sont donc planifiées. La première commencera après le tournoi 2016. La fin des travaux concernant le triangle historique est prévue pour 2020.

 

►Le court des Serres
Le chantier durera deux ans et ne nécessitera aucune pause, puisqu’il n’impacte pas l’organisation du tournoi sur le triangle historique. Les travaux ont démarré en septembre de cette année avec la réhabilitation des bâtiments en meulière localisés dans la partie sud-ouest du jardin. La livraison du nouveau court et des bâtiments aura lieu durant l’été 2017. Les serres historiques de Jean-Camille Formigé resteront intactes et ne seront pas touchées par le projet de modernisation puisque le nouveau court des Serres sera construit à la place des serres techniques et des serres chaudes.
Le rapport d’enquête publique publié en novembre 2014 par la FFT met en avant que ces bâtiments ne présentent pas d’intérêt historique particulier : "si elles (les serres techniques et chaudes) faisaient partie de l’ensemble conçu par Formigé, elles n’avaient pas pour autant une fonction identique à celles des serres principales et leur disposition s’inscrivait clairement en fonction de support".
Par ailleurs, même si ce sujet a fait polémique, le projet de la FFT ne menacerait pas l’ordonnancement général du jardin botanique. Le rapport d’enquête publique l’assure : "le court des Serres n’impacte pas l’ordonnancement du jardin à la française des serres historiques inscrites de Formigé". À la place des serres techniques et chaudes, de nouvelles serres plus esthétiques et plus performantes techniquement seront aménagées afin d’accueillir les collections rares dans des conditions optimisées.
De plus, le chantier se déroulera dans le respect du cadre de vie des riverains et de l’environnement. Cette exigence essentielle pour la FFT passe notamment par le choix de recourir à la certification BREEAM. Ce cadre de référence en matière de construction durable va au-delà des critères requis par la législation et prévoit l’élaboration d’une charte "chantier vert".

Des retombées sur le tennis français, l’économie et l’emploi

Les travaux d’aménagement du stade sont motivés par l’impact même du tournoi sur le tennis français, l’économie et l’emploi. Pilier économique, le tournoi totalise plus de 80% du produit annuel de la Fédération Française de Tennis (FFT). La réussite économique du tournoi n’est donc pas un but mais bel et bien un moyen. En effet, grâce au tournoi, la FFT a pu dédier 380 millions d’euros au tennis français ces dix dernières années. Ce rendez-vous majeur est donc un vecteur clé de développement du sport et favorise la pratique pour tous. A noter également que le succès économique de Roland-Garros permet à la FFT de financer près de 95% du coût de l’opération d’aménagement.
Selon une étude du BIPE (cabinet de conseil en analyse stratégique et prospective économique) réalisée en 2012, le tournoi de Roland-Garros s’avère économiquement très bénéfique pour l’économie de l’agglomération parisienne. Roland-Garros génère 4 700 emplois directs chaque année pour les besoins de l’organisation du tournoi. Indirectement, le regain d’activités économiques produit par le tournoi en lui-même représente 9 500 emplois.
Les principaux secteurs d’activités concernés sont liés à l’accueil et au séjour dans la capitale française de visiteurs ou d’accompagnants du monde entier : hôtellerie, restauration, équipementiers, culture… Au total, Paris et l’Ile-de-France bénéficient d’environ 300 millions d’euros de retombées économiques chaque année.
Autre aspect économique positif, les travaux de modernisation du stade vont s’élever à 340 millions d’euros d’investissements, essentiellement injectés dans l’économie française. Les investissements nécessaires au projet créeront de surcroît quelque 900 emplois par an entre 2014 et 2020 et génèreront 180 millions d’euros de PIB.
 

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