Thierry Braillard, Secrétaire d’Etat aux Sports, a annoncé la création le 24 avril à Bercy d’une filière de l’économie du sport et d’un observatoire du sport, en collaboration avec le Ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, et le Secrétaire d’Etat au Commerce Extérieur, Mathias Fekl.

La filière de l’économie du sport a pour vocation de rassembler les entreprises de poids du secteur. Cette mise en réseau vise à réfléchir sur trois domaines clés dans le cadre de trois groupes de travail : les équipements sportifs de proximité, les grands équipements structurants (bassins nautiques, arenas…) et les grands événements sportifs et services associés. L’accès au sport pour le plus grand nombre et l’accueil d’événements sportifs majeurs sont au cœur des futures réflexions.

Note de la rédaction
N’y-a-t-il pas un risque de superposition de ces
2 entités et donc de doublon ?   

En parallèle, un observatoire de l’économie du sport verra le jour. Ce dernier permettra aux acteurs publics et privés de disposer de données fiables sur le secteur du sport et de mieux en mesurer l’impact économique. Il ne devrait pas remettre en question l’existence du bureau créé il y a deux ans rattaché à la direction des sports et dédié à l’économie du sport et au sport professionnel.

Vers une implication plus forte des entreprises ?

Sollicitées par les ministères concernés, la FIFAS (Fédération Française Industries du Sport Loisirs) et la FPS (Fédération Professionnelle des entreprises du Sport & des loisirs)sont impliquées dans ce dispositif pour y représenter les professionnels et des industriels du sport au sein du Comité de pilotage de la filière. Dans un communiqué commun, ces deux structures "se réjouissent de cette prise de conscience que le sport représente un formidable levier de croissance à l’avenir, au-delà de son rôle essentiel de lien social, de cohésion nationale et de santé public."

Le lancement de la filière de l’économie du sport et de l’observatoire met l’accent sur la nécessité de développer une nouvelle relation entre l’Etat et les entreprises dans le secteur du sport tant au niveau de l’organisation de grands événements que du développement de la pratique pour tous ou encore de la performance des sportifs de haut niveau. Ces deux initiatives répondent à une volonté politique affichée d’impliquer davantage les entreprises dans l’appui au sport et aux sportifs de haut niveau. Une soixantaine d’entreprises viennent d’ores et déjà de se rassembler sous la forme d’un club pour soutenir quelques 150 " médaillables "aux Jeux Olympiques de Rio de 2016" : préparation sportive, après-carrière le cas échéant… Concernant les disciplines de sports d’hiver, le gouvernement semble souhaiter que les collectivités locales et les entreprises de la montagne interviennent aux côtés de l’Etat - qui subventionne à hauteur de 4 millions d’euros la Fédération Française de Ski - dans le soutien et l’accompagnement des sportifs de haut niveau.

Un contrat stratégique de filière

Selon le ministère de l’Economie, le secteur du sport représente 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France. Au niveau mondial, il totalise près de 2% du PIB. "La croissance de la demande sportive mondiale, ouvre de nouvelles opportunités à l’export pour les entreprises françaises, tant en matière d’équipements que d’offre de services".
La direction du comité stratégique de la filière sport (CSF) est confiée à Olivier Ginon, président de GL Events, chargé d’élaborer, d’ici la fin de l’année, un contrat stratégique de filière "contenant des propositions concrètes pour développer les atouts des entreprises françaises de l’économie du sport".


Source
Ministère Economie