Réorienter le CNDS (Centre national pour le développement du sport), placer les collectivités au cœur du fonctionnement du CNDS, donner plus de poids aux régions en matière de gouvernance du sport…

Tour d’horizon de quelques dossiers clés du Ministère des Sports

Réorienter le CNDS (Centre national pour le développement du sport)

Valérie Fourneyron - Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative depuis le 16 mai 2012 - s’est concentrée dès son arrivée sur un dossier délicat : la situation du CNDS, à qui il a été demandé de financer successivement les stades de l’Euro 2016, les arénas, les conventions d’objectifs des fédérations et les grandes manifestations. « Avec le temps, il a été basculé sur le CNDS des projets, des programmes et des annonces qui n’ont pas bénéficié de moyens complémentaires (…) sans établir de priorités ou, plus précisément, en s’éloignant progressivement de celles qui ont fondé le CNDS : le sport pour tous », affirme la ministre. La préoccupation du ministère sur ce dossier consiste à revenir à l’objectif initial du CNDS : une pratique des territoires et des petits clubs. Le CNDS voit donc son action recentrée autour de sa mission en faveur du sport et des équipements pour tous. « La priorité doit aller au développement de la pratique du sport pour tous, en concentrant les moyens vers les territoires ou les publics qui ont le plus besoin d’une aide de l’Etat. Et puis les collectivités ont aussi envie de se saisir de la question des grands équipements  », ajoute la ministre.

La place des collectivités dans le fonctionnement du CNDS

Au-delà des orientations générales, il y a le besoin de prendre en compte les spécificités de chaque territoire. C’est au niveau régional que les spécificités des territoires sont clairement identifiées. Les élus doivent donc avoir plus de poids dans les prises de décisions. La priorité est donc donnée à l’enveloppe territoriale du CNDS qui s’avère peu impactée par le plan de redressement. « Priorité au retour d’une vraie place des élus autour de la table et à une grande souplesse par rapport aux orientations, afin de prendre en compte les particularités, les besoins et les retards en matière d’équipements dans chaque région. Tout cela doit s’effectuer dans la co-construction avec le mouvement sportif », affirme la ministre. Les collectivités sont donc au cœur des décisions prises depuis mai 2012.

Une gouvernance du sport revue… et régionalisée ?

Grande nouveauté : la mise en place d’assemblées régionales du sport bénéficiant d’un certain nombre de moyens déconcentrés et qui associeraient les collectivités territoriales. «  Ce sont celles qui connaissent le mieux les priorités en matière de soutien aux clubs de leur territoire, comme en matière d’aménagement et d’équipements sportifs », explique la ministre. Sur le sujet des équipements, le ministère indique qu’un schéma national des grandes infrastructures est indispensable mais qu’il est également impératif de faire confiance aux territoires pour leurs équipements de proximité. Autre sujet au carrefour des intérêts locaux et des orientations nationales : la simplification des procédures de subvention pour accompagner les petits clubs, notamment en matière de déplacements. Sur ce sujet, il faut intensifier « les partenariats avec les collectivités locales. Quand l’Etat met un euro, les collectivités en mettent dix. Le financement du sport est aujourd’hui le financement des collectivités locales. La contractualisation et le partage avec les collectivités sont donc indispensables », indique la ministre. Pour trouver ou retrouver un équilibre !