Paris et les Jeux olympiques et paralympiques de 2024
avec, à ses côtés, l’ensemble du mouvement sportif français. Temps fort de mobilisation populaire, de lien social et de rayonnement, l’organisation de JO est aussi l’occasion de rénover, réaménager ou construire des équipements sportifs.

Le dossier de candidature de Paris pour les JO de 2024 affiche la volonté de mettre en œuvre des jeux durables, sobres économiquement et démocratiques. Le projet présente, sur le plan des équipements, un atout économique de taille :
excepté le Village Olympique (Village des Athlètes) de 17.000 lits sur l’Ile-Saint-Denis, le Village des Médias à Dugny-Le Bourget et le centre nautique à Saint-Denis,
les équipements existent déjà ou leurs rénovations/réaménagements sont programmés et financés, que les JO se tiennent à Paris ou non.

Les équipements sportifs existants seront utilisés de la manière suivante  : 
le Stade de France (cérémonies et athlétisme) ;
Jean Bouin (rugby) ;
le Parc des Princes (foot) ;
Bercy Aréna (basket, judo, lutte) ;
Roland Garros (tennis) ;
le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines ;
la base nautique de Vaires-sur-Marne ;
l’Aréna 92 à Nanterre...

Utiliser et valoriser les atouts de Paris
La rénovation d’infrastructures d’envergure comme le Stade de France et d’équipements sportifs de proximité est planifiée. Des aménagements visant à l’amélioration du confort de vie des habitants et de leurs déplacements (échangeurs, passerelles piétonnes, murs anti-bruit…) sont également prévus.

Par ailleurs, des lieux emblématiques de la capitale comme les Invalides seront associés et le théâtre de compétitions : les Invalides (tir à l’arc),
le Grand Palais (escrime, taekwondo)l ou encore
le Champ de Mars (beach-volley).
Il s’agit d’utiliser et de valoriser les atouts patrimoniaux et touristiques de Paris qui possède, avec sa région, un ensemble d’infrastructures sportives, hôtelières et de transport de bonne qualité.

Le budget regroupe l’ensemble des infrastructures durables construites ou aménagées à l’occasion des Jeux et s’élève à un peu plus de trois milliards d’euros, financé paritairement entre des fonds privés et des fonds publics. L’engagement exceptionnel de l’Etat atteindra un milliard d’euros pour les Jeux olympiques de 2024 s’ils ont lieu à Paris. Les collectivités territoriales environnantes concernées prendront en charge 500 millions d’euros.

La Seine-Saint-Denis tire son épingle du jeu
Le projet olympique et paralympique est fortement ancré dans la perspective du Grand Paris et souhaite contribuer à sa construction au bénéfice des populations. Le fort ancrage des événements et des équipements en Seine-Saint-Denis a pour but de souder Paris et les départements qui l’entourent. Si Paris était désignée, le département de la Seine-Saint-Denis deviendrait le territoire phare des JO 2024. Ce département, qui fait partie des plus jeunes et des plus pauvres de France, bénéficierait ainsi d’une sérieuse réhabilitation comme l’East End de Londres il y a dix ans à l’occasion des J0 de 2012.

Le centre aquatique sera construit à Saint-Denis, en face du Stade de France, il sera d’ailleurs relié à ce dernier par une passerelle. Il aura une capacité d’accueil de 15000 spectateurs en configuration JO et de 2500 en temps normal. Il abritera les épreuves de natation, natation synchronisée et plongeon.
Le secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis a aussi été choisi pour accueillir le Village Olympique et donc héberger les sportifs. Cet espace de 40 hectares environ pourrait accueillir plus de 10 000 athlètes olympiques et 4 500 sportifs paralympiques. C’est l’architecte Dominique Perrault qui a été mandaté pour mener l’étude urbaine du Village des Athlètes. Ce secteur avait convaincu de par sa proximité avec le Stade de France et avec des axes de communication majeurs de l’Île-de-France comme les autoroutes A1 et A86.
Le choix de l’Île-Saint-Denis permet à 84% des athlètes d’être à moins de 25 minutes de leur site de compétition. Le Village Olympique prendra la forme d’un écoquartier. Dugny et Le Bourget (93), communes également situées en Seine-Saint-Denis, abriteront les installations du Centre des Médias ainsi que du Village des Médias.

La reconversion des équipements, gage d’un projet durable
Une nouvelle étape a été franchie dans la mise en œuvre de la stratégie d’aménagement du Village Olympique et du Village des Médias. Le Comité de Candidature de Paris 2024, les représentants des collectivités territoriales et le Secrétaire d’État aux Sports, ont en effet signé un Contrat de Gouvernance relatif au Village Olympique et Paralympique et au Village des Médias. 
Engagement fort en matière d’aménagement du territoire puisque le Contrat de Gouvernance a été pensé comme un outil opérationnel permettant de superviser les différents chantiers et d’assurer la reconversion des deux Villages, dans l’esprit des JO d’Eté de Londres de 2012. Ils laisseront après les Jeux plus de 4 500 logements à la Seine-Saint-Denis.
Le Village des Médias donnera lieu à la réalisation d’un nouveau quartier de la ville de Dugny. Des logements seront proposés (certains en accession libre), ainsi que des commerces, des services, sans oublier un gymnase et une nouvelle école. Le Bourget bénéficiera à terme d’un parc sportif rénové avec des équipements scolaires et un Pôle Espoir paralympique. Ce Pôle sera situé sur le site d’accueil des épreuves paralympiques d’escrime fauteuil et de badminton et deviendra un centre d’entrainement dédié aux jeux sportifs en situation de handicap.

La candidature de Paris semble être en phase avec l’engagement éthique du Comité international olympique (CIO) qui souhaite valoriser, dans le cadre de son Agenda 2020, des candidatures respectueuses à la fois des citoyens et de l’environnement. La sobriété budgétaire et environnementale est l’un des piliers de cet engagement. Le message est clair : les installations olympiques doivent être utiles le temps des JO et le rester après.
Malgré un projet en adéquation avec les orientations du CIO et les atouts de Paris en termes d’équipements, l’aspect sécuritaire et les risques d’attentats à Paris constituent des freins.
A suivre…
 

En savoir plus
Paris 2024